976 Evil

976 EvilSi vous êtes déçu par la vie, que ce soit parce que vous perdez au poker ou que vous vous faites martyriser par vos camarades de lycée, faites le 976 Evil sur votre cadran téléphonique, et Satan lui-même vous répondra au bout du fil. Il vous dira comment agir… mais la mort (sans parler de la damnation éternelle) sera probablement le prix à payer. Le film de Robert Englund (alias Freddy, le cauchemar de Elm Street) part d’une idée très originale (une messagerie téléphonique diabolique) dont il n’explore d’ailleurs pas toutes les possibilités (qui est derrière, pourquoi, comment, les faits du hasard et du surnaturel). Mais il a un réel mérite, celui d’explorer à fond l’univers médiocre d’une Amérique provinciale enlisée dans ses préjugés et son puritanisme nauséabond. Dès lors, tout est laid, y compris les sentiments, et cette variation un peu minable sur Faust prend tout son sens. Les filles sont nulles, le jeune premier n’a rien d’un sportif clean, et l’adolescent spielbergien, sensible et tout, devient un monstre assoiffé de vengeance à la suite des mauvais traitements que lui infligent les petits fachos de service. Cette Amérique-là est l’envers du rêve, et le titre dit bien ce qu’il veut dire «976 Exil»… C’est bien du mal dont il est question ici, et «Freddy» Englund vous en montre de nombreuses manifestations aussi spectaculaires que sanglantes. Terreur sur la ligne !

Phantasm 2

Phantasm 2On n’a pas oublié la danse macabre de «Phantasm», ses nains encapuchonnés et son sinistre croque-mort, ce long vieillard à l’œil torve, qui dérobait les cadavres de la morgue de Morningside pour les expédier vers une destination inconnue, dans un autre monde. Mike et Reggie étaient venus à bout de l’affreux bonhomme, mais, plusieurs années après, celui-ci revient hanter les rêves de Mike. Au volant de sa Cadillac, il est de retour, à la tête de ses nains, de ses assistants, munis de ses fameuses boules d’acier qui pénètrent dans la boîte crânienne des importuns comme dans du beurre. Que dire de cette affaire de chambre froide, sinon qu’elle sent le réchauffé ? Les trouvailles de Don Coscarelli, qui firent notre joie dans le premier «Phantasm», sont ici réduites et platement exploitées, c’est un N° 2 qui n’apporte strictement rien, et qui gâcherait plutôt le charme. Il y a parfois des cas où le metteur en scène aurait intérêt à ne pas revenir sur le lieu de ses horreurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *