Crime de sang

Crime de sangAu début, on se dit, encore les tourments d’un prêtre, le secret de la confession qu’il ne faut pas trahir, le désir charnel, etc. Et puis on est très vite pris au piège d’un thriller mêlant un prêtre et la Mafia, un homme et une jeune femme ambiguë (victime ou salope ?). Tom Berenger, qui porte fort bien la soutane, voit débarquer dans son confessionnal la maîtresse de son beau-frère mafioso. Ce dernier vient d’être assassiné par la sœur du prêtre. Et la jeune et jolie maîtresse arrive à l’église, en confessant son secret, guidée par la Vierge et sans savoir — dit-elle — qui est exactement ce prêtre. Berenger marche, mène son enquête, s’aperçoit que la réalité est beaucoup moins simple, qu’une lutte de clans mafiosi (dont celui de sa famille) est ponctuée de meurtres violents, tombe amoureux de la jeune femme qu’il protège (ce qui permet à Berenger de montrer son torse musclé et de s’offrir quelques scènes sexuelles), etc. La grande force de «Crime de sang» est d’avoir SU mêler le conflit intérieur du prêtre à l’enquête policière mène. Le scénario est solide et les interprètes, Tom Berenger en tête, parfait. Un bon polar psychologique.

Son alibiSon alibi

Une nouvelle fois, après des films comme «Lassiter», «Runaway» et «Trois hommes et un bébé», Tom Selleck prouve qu’il mérite mieux que son personnage de «Magnum». Il y a un côté Clark Gable en Tom Selleck. Un Clark Gable mâtiné de Cary Grant. C’est dire que le personnage possède ce charme qui fit (et fait nettement moins aujourd’hui) les grandesstars masculines hollywoodiennes. Ici Tom Selleck est un écrivain malheureux en amour et en pleine crise de création, à la recherche d’un sujet juteux. Pour cela, il hante les tribunaux, rencontre la séduisante et énigmatique Nina, accusée de meurtre. Il en tombe amoureux et — sans rien savoir de l’affaire — décide de lui servir d’alibi. L’écrivain retrouve l’inspiration, mais attire les ennuis. Bruce Beresford, réalisateur australien à qui l’on doit «Tender mercies» ou «Crimes du cœur», réussit parfaitement le déchirement de cet homme qui s’est entraîné tout seul dans une histoire insensée, qui est follement amoureux d’une femme dont il ignore tout et craint qu’elle ne veuille l’assassiner. Entre désir et peur, Selleck est parfait face à une comédienne inconnue (jusqu’à présent spécialisée dans le film d’art et d’essai), pleine de charme ambigu, nommée PaulinaPorizkova.

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